Notre amour a commencé à Commercy

 

NOTRE AMOUR A COMMENCE A COMMERCY 3

 

 

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( Rudi, le soldat allemand blessé)
 
 
 
(aquarelle par Sabrina)
 

RUDI
-“Ach ! Fraülein………..Ich glaube, ich bin verletzt………Ich weiB nicht…….aber das tut mir weh………am hals………..
(-“Ah!!! Mademoiselle……………Je crois que je suis blessé ………..Je ne sais pas………….Cela me fait mal au cou …)

PERLINA
-Aber, mein Herr, was machen Sie denn hier im wald ? Sind Sie verletzt???
(-Mais, Monsieur, que faites- vous là ? Perdu dans les bois ? Vous êtes blessé ???
RUDI
-Ach ! Fräulein………..Meine ganze Einheit wurde unterm französischen Beschuss ausgerotttet……….Uns alleine, mir und mein hiesiger Kamerad, ist die Flucht gelungen……….(-Ah !!!!!!!Mademoiselle, toute ma compagnie a été décimée sous le feu des Français….Seul, avec mon compagnon ici présent, nous avons réussi à nous enfuir…..)

PERLINA
-Kommen Sie aus Saint Mihiel ?*
(-Vous venez de St-Mihiel ?*)

RUDI
-Ja, Fräulein.
(-Oui, mademoiselle….)
PERLINA
-Bewegen Sie sich nicht, lassen Sie mich Ihre Verletzung untersuchen………..Trotz meiner jugend haben es mir meine Mutter und die Frauen von Commercy beigebracht, wie man einem verletzten erste Hilfe leistet, Grundkenntnisse, die in diesem Krieg unentbehrlich sind !
(-Ne bougez pas, laissez-moi examiner votre blessure…..Bien que très jeune, ma maman et les femmes de Commercy m’ont enseigné les rudiments des premiers secours à prodiguer à un blessé, indispensables notions avec cette guerre !!)
RUDI
-Ja, Fräulein……Vielen Dank
(-Oui, mademoiselle…. Merci beaucoup……)

PERLINA
-Ich habe erfahren, dass seit Februar die deutsche Front sich absichtlich zwischen Arras und Soissons zurückgezogen hat, um Männer zu verschonen…Leider sieht die Lage in Saint Mihiel ganz anders aus….Nun aber genug geredet, mein Herr, folgen Sie mir, halten Sie sich an mir fest, , stützen Sie sich auf meine Schultern, ich will Sie an einen Ort führen, an dem Sie keine Gefahr laufen, in Sichercheit sein, sich ausruhen und genesen werden.
(-J’ai appris que le front allemand, depuis février s’est volontairement replié entre Arras et Soissons, dans le dessein d’économiser des effectifs….Hélas !! Il en va autrement pour St Mihiel….Mais trêve de bavardages, monsieur, suivez-moi, accrochez-vous bien à moi, prenez appui sur mes épaules, je vais vous amener dans un endroit où vous ne risquerez rien, où vous serez en sécurité, dans lequel vous vous reposerez et où vous guérirez….)
Haben Sie gehört ? Jemand singt…….Wie schön….So etwas habe ich noch nie gehört!
(Vous avez entendu ??? Il y a quelqu’un qui chante……C’est beau…..Je n’ai jamais rien entendu de pareil !!!)

RUDI
- Nein, Fräulein, ich kann es nicht hören, vielleicht wegen der Verletzung……Aber seien Sie herzlich bedankt !
(-Non, mademoiselle, je ne perçois aucun son, peut-être à cause de ma blessure….Mais je vous crois et je vous remercie beaucoup ….).
PERLINA
-Là où je vous emmènerai*, le canal de la Marne ressemble aux roses et se parsème de gros nénuphars verts et d’autres plus foncés, c’est la couleur de la vie et du renouveau printanier. Car, au mois d’avril, succèdera le joli mois de mai !!
Et ces verts éclatants vous équilibreront ; on dit que ce sont des teintes reposantes pour les yeux, car elles symbolisent la fraîcheur, la sécurité et la stabilité.
De la fenêtre de cette maison, là où je vous emmènerai, vous découvrirez une nature qui se pare d’une multitude de nuances au niveau des feuillages……Une explosion de lumière, de sobriété, d’élégance qui vous fera oublier les horreurs de la guerre et qui apportera aux élans de votre âme et à vos émotions, les mêmes reliefs colorés et ombragés que ceux environnants cette blanche demeure……….
Les arbres se mélangent tout au long du canal à des hauteurs différentes ce qui laisse une part de surprise bien agréable lors des promenades…..Les ligneux argentés s’intercalent avec des arbustes sombres, parfois pourpres qui tirent sur le rouge à l’annonce de l’automne…..
Les saules blancs, les saules soyeux, quelques sorbiers, un érable argenté ou un peuplier blanc imposent leurs volumes parmi un arbre à perruque ou un hêtre pourpre avec des sapins foncés et des bambous à cannes noires……Alors que des catalpas jaunes clairs, des ormes dorés et des arbrisseaux lumineux et scintillants rompent la monotonie du cours de l’eau qui part, descend, s’infiltre dans le moindre recoin de la berge, clapote au pied des herbes ocres et des tiges rouges et brillantes, sursaute au passage de quelques pierres moussues et vaseuses…………Caresse une truite aussi sombre et gluante que l’ensemble……

 

 

 

 

 

 

 

(aquarelle par Sabrina)
Venez !!! Allons, courage, partons et profitons du crépuscule qui atténuera nos formes dans la forêt !!

RUDI
-Mademoiselle, nous oublions mon compagnon !!!!

PERLINA
-N’avez-vous rien remarqué ? Il ne bouge plus……Je suis désolée…………Allons, venez monsieur, courage, le temps presse et nous ne pouvons risquer de nous faire arrêter ni par les Français, ni par les Allemands….
J’entends encore cette voix, il chante….Que ce passe-t-il….Est-ce un ange ?
Percevez-vous cette mélodie monsieur ? Tendez bien l’oreille….Il chante en anglais dans des airs et des rythmes inconnus !!!.

RUDI
-Non, mademoiselle, le vent souffle et les feuilles s’agitent sur les branches….Parfois, par intermittence, un son venant de loin, comme un sifflement, une explosion…….Des balles perdues sans doute, des obus qui éclatent à quelques kms peut-être……
PERLINA
-Excusez mon insistance mais, j’ai souvent évalué mon ressenti avec celui de mes amies ou de mon entourage et je découvre en permanence, à mon grand étonnement, qu’il existe un monde invisible tout proche venant uniquement vers moi….Je perçois des vibrations énergétiques, comme si l’âme
d’un esprit incarné ou désincarné voulait me parler et m’apprendre des choses…..
Toute petite déjà, des atmosphères propices à la relaxation -quand j’étais lovée entre la ouate de mon lit et l’édredon en coton piqué piqueté de pâquerettes , ou lorsque je m’amusais à pétrir de la terre glaise pour confectionner des « sentons »(une pâle et piètre imitation en tout cas des vrais
personnages en argile de Provence)- favorisaient un état de béatitude qui ouvrait les portes de mon esprit, connecté à rien du tout juste au monde de l’enfance et aux êtres bienveillants qui peuplaient mes rêves, mes songes et le vide environnant…… Le bleu du ciel, les petits cailloux du chemin, mes
jambes frêles………….
Ah !!! Je l’entends encore !!!
Mais regardez, regardez, c’est lui dans le cormier…………Oh !!! C’est un ange, il bondit de branche en branche tout en roucoulant de sa belle voix…. Voyons, .je ne confonds pas……Observez comme moi….Ce n’est pas une tourterelle des bois, ce n’est pas un paon, ni une oie des moissons ………Non, c’est bien lui…….Je sais distinguer un gorgebleue à miroir d’un bouvreuil pivoine bien trop petits, du reste, pour admettre une comparaison …..Non, non, non, je ne me trompe pas………….
Le voici, « on me dit » qu’il s’appelle Elvis et qu’il est Américain !!!!!!!!!!!
Oh !!!!!!!!Il est apparu en même temps que vous………………..Oh !!!!!!!Quelle étrangeté divine et comme sa mélodie bouleverse mon coeur…….
Ses chansons vont, par analogie, avec notre jeunesse, avec l’espérance d’une paix retrouvée, avec la folie des belles années………..Mais venez, monsieur, dépêchons-nous car nous ne sommes par encore  arrivés………..

 

 

 

 

(aquarelle par Sabrina)
RUDI
-Je vous suis mademoiselle, et malgré ma blessure j’ai de l’endurance, et l’aptitude de résister aux fatigues et à la souffrance…………..Vos paroles m’ont dopé, comme un stimulant pour marcher à vos côtés, mon coeur bondit de joie……….A l’intérieur, dans mon corps, des décharges se produisent, des espèces de combustions, de fusions, de bonheur de vous avoir rencontrée !!!!

PERLINA
-Votre domicile n’est pas loin, pressons le pas, voulez-vous…………Ensuite, vous vous reposerez à  votre guise…….

A SUIVRE……………..

ANNEXES A L’HISTOIRE

CARTE DE LA MEUSE ET POSITION DE ST MIHIEL

 

 

 

SAINT-MIHIEL

 

 

 

 

 

 

 

 

la maison où sera logé Rudi :

 

 

 

 

 

NOTRE AMOUR A COMMENCE A COMMERCI CHAPITRE II

 https://www.youtube.com/results?search_query=revolverheld+halt+dich+an+mir+fest (*) (Chanson de Revolverheld Halt dich an mir fest).

 

 

 

Depuis septembre 1914, les Allemands sont présents sur le Chemin des Dames et partout ailleurs.
C’est un plateau calcaire,  orienté Est-Ouest, situé entre la vallée de l’Aisne,  au sud, et la vallée de l’Ailette, au nord. De là, ils nous observent et nous dominent, tant vers le nord en direction de Bruxelles, que vers  la plaine située à l’est entre Reims et Laon (ouvrant le passage sur Metz, Verdun) qu’en regardant le  sud depuis Soissons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je veux bien vous rappeler l’histoire succinctement et vous expliquer pourquoi  mes promenades s’écourtent à cause des dangers de la guerre.
 
Parce que nous sommes en guerre, vous savez !!! le Dragon est là, rouge, menaçant, les flammes sortant de sa gueule, de ses narines et brûlant l’espace noir sur son passage……Non seulement à Verdun,  mais  en tout lieu, il y a du feu……..L’Europe s’embrase, on me l’a dit, derrière la forêt de Commercy….
 
Parce que -  depuis la  crise de Tanger en 1905, quand Guillaume II l’Empereur allemand se déclara en faveur de l’indépendance du Maroc, et qu’ensuite,  en 1911,  l’Allemagne   envoya une canonnière Panther pour « protéger les intérêts de ses nationaux » -  le climat se  dégrada entre l’Allemagne et la France, puissances coloniales qui se disputèrent l’Afrique.
 
En Chine, le Dragon est symbole de pouvoir, il représente le principe masculin absolu mitigé avec le rôle de l’Empereur…….Et en Allemagne, il soude l’appartenance au signe du Bélier se faisant également reconnaître par l’aigle royal.(*)

 

 

 

Un aigle, un dragon…..Falkenhayn se décida l’année dernière à les projeter, avec le maximum de violence et aussi longtemps que nécessaire sur un point, Verdun, à une cinquantaine de kms d’ici…..
Je n’ai pas oublié, le 21 février 1916, et la guerre qui éclata comme un coup de tonnerre sur Verdun !!!
Je n’ai pas oublié le nombre infini de soldats sur les routes voisines…..Ils arpentaient les terres de Gondrecourt-le-Château, de Bar-le-Duc, de Commercy, de Sampigny……Pareillement de la rive droite à  la rive gauche de la Meuse…..(*) Et parfois l’on aurait confondu le lit du fleuve avec ce grand serpent bleu déhanché dont le corps s’élargissait, puis rétrécissait par les ondulations humaines et variées, de ci, de là, sur les coteaux  et les plaines.
 
On savait maintenant qu’ils allaient tous du côté de Verdun pour bloquer la marée Allemande…Au passage, ils nous donnaient des informations….
  • « Eh ! Comment tu t’appelles, petite ? Tu es bien jolie….. ».
  • «  Perlina, monsieur le soldat ; ma maman m’a dit que cela signifie Marguerite, comme les fleurettes  des champs… »
  • « Et quel âge as-tu, dis-moi ?
Tu l’effeuilleras la marguerite pour me porter chance aucombat ? »
  • « J’aurai 16 ans, m’sieur le soldat !! Vous aurez la plus belle fleur à votre fusil, j’en suis sûre !! »…….
  • «  Crois-moi  Perlina , tu seras toujours entourée car tu es altruiste !. Continues d’écouter les gens d’une manière désintéressée, « les braves à trois poils » aiment ça !! Tu es bien jolie petite !!!…
  •  
  • Qu’est-ce qu’il était viril ce poilu !!!
  • Ces soldats combattants venaient défendre notre sol….Ils avaient fière allure les uns coiffés de képis, les autres de casques…..Et de couvre casques…..Leurs fusils Berthier à baïonnette à l’épaule et le masque à gaz à la poitrine.
     J’admirais  ces hommes d’attaque français auxquels se mêlaient  ceux  des colonies d’Indochine, d’Afrique noire, d’Afrique du nord….. Des gens que je n’avais jamais vus  par leur couleur et leur race, sauf dans les dessins d’école……
    Ma cousine et moi, nous les regardions avec des yeux ronds, bouche bée, un peu inquiètes tout de même !!

 

 

 

 
 
 
Eux aussi, ils nous observaient de la tête jusqu’aux pieds d’un regard gourmand !!!!
Je n’étais donc pas très rassurée quand je partais me promener dans les bois environnants : je craignais toujours de faire une mauvaise rencontre, de me trouver face à face avec un homme en manque de femme, vous comprenez ce que je veux dire ?
Ma mère, si fière de moi et de ma beauté, à maintes reprises me recommandait de ne pas trop m’approcher des messieurs entreprenants……
Il n’y a rien de pire qu’une mère juive, dit-on, qui voit un de ses enfants « tourner mal » ou ne pas réussir dans le domaine sentimental !!! C’est pourquoi,  mon éducation amoureuse fut largement explorée, expliquée, et même documentée, vu la tournure des évènements par ses temps nouveaux et modernes, et surtout à cause de la guerre !
Elle ne cessait de s’inquiéter pour moi - exagérant même les choses, renforçant mon  ignorance sur les  sensations et les impressions qu’un beau parleur tendrait à manifester en moi - se plaignant de ma naïveté et de ma disposition à être facilement émue, touchée par une belle parole ou un regard chargé de mélancolie…………
Ah ! la la, elle me maternait excessivement et faire le tour du pâté de maisons pour me rendre au château du Duc Stanislas de Lorraine et de Bar, nécessitait une complainte répétée, mon  mea culpa avant même d’avoir commis une faute, de mettre tordu la cheville sur les pavés de la cour d’honneur ce qui m’entraînerait  directement  à la pharmacie Malard du coin !!(*)

 

Le château me fascinait ; il me faisait rêver !! Je dansais dans la grande salle avec le beau prince de Vaudémont……J’étais habillée de crinoline, de soie, de dentelles qui rehaussaient ma tendre jeunesse et  mes yeux doux mais étranges…………..
Je riais, la gorge renversée, buvant le bon vin de Reims, sous les lustres éclairés……..
 
 
Je riais, dégustant un bonheur imaginaire, surprise des métamorphoses de mon corps, limbée dans des draps soyeux comme dans la partie la plus élargie d’une feuille formant une couche confortable, un lit à baldaquin  où les nuages vagabonds dessinaient  un bel ouvrage de tapisserie, une sorte de dais à ciel ouvert……………..(*)
Et puis, tout-à-coup il fallait que je file voir le cormier de Commercy ! Je pensais à cet arbre, je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser !!! Je suis Scorpion, je vous l’ai dit et un Scorpion aime son opposé,  les bois et les arbres (du Taureau) !!! J’ai compris cela, avec le temps….
J’étais attirée par cet arbre……(*)
Il s’est tissé entre moi et cet arbre à l’écorce brun-orangé, un lien magique. C’est une espèce rare. Depuis 200 ans il habite notre forêt, avec ses 2,35 m de circonférence et ses 35 m de hauteur…..
Il est majestueux et en même temps, il a des pouvoirs merveilleux sur mon esprit…..Si je m’approche pour embrasser son tronc, tout-à-coup  des ombres, des courants d’air et des fantômes tournent là !!! Aussi, suis-je atterrée des sons qu’il produit….J’entends, des voix, des gémissements, des appels……………………
« Mais j’avance…….Et je marche sans trouble ni dérangement, sans tenir compte des ventées humides car ma robe……………Des fines gouttelettes qui tombent comme des fils loin de mon visage … » Il est là, à quelques pas de l’arbre magique, là étendu, auprès d’un mort !!!

 

 

(Aquarelle par Sabrina Alix)
 

 

 

ANNEXES A L’HISTOIRE :

. PAROLES DE LA CHANSON « HALT DICH AN MIR FEST » de REVOLVERHELD

allemand
Halt dich an mir fest
Du hast mich lang nicht mehr so angesehen
hast mir lang nichts mehr erzählt.
Unsere Fotos hast du abgenommen
weil dir irgendetwas fehlt.
Du rufst mich an und sagst du weißt nicht mehr,
weißt nicht mehr was dich berührt.
Die letzten Jahre haben dich aufgewühlt
und dich nur noch mehr verwirrt.
Halt dich an mir fest, wenn dein Leben dich zerreißt.
Halt dich an mir fest, wenn du nicht mehr weiter weißt.
Ich kann dich verstehn.
Halt dich an mir fest, weil das alles ist was bleibt.
Ich lass das Licht an bis du schlafen kannst
doch du wälzt dich hin und her.
Schläfst die Nächte von mir abgewandt,
bist du einsam neben mir?
Halt dich an mir fest, wenn dein Leben dich zerreißt.
Halt dich an mir fest, wenn du nicht mehr weiter weißt.
Ich kann dich verstehn.
Halt dich an mir fest, weil das alles ist was bleibt.
Siehst du den Weg aus dieser Dunkelheit?
Willst du raus, ich bin bereit.
Das kann nicht alles schon gewesen sein.
Ich glaub an uns und unsere Zeit.
Halt dich an mir fest, wenn dein Leben dich zerreißt.
Halt dich an mir fest, wenn du nicht mehr weiter weißt.
Halt dich an mir fest, wenn dein Leben dich zerreißt.
Halt dich an mir fest, wenn du nicht mehr weiter weißt.
Ich kann dich verstehn.
Halt dich an mir fest, weil das alles ist was bleibt.
Halt dich an mir fest, weil das alles ist was bleibt.
Halt dich an mir fest, weil das alles ist was bleibt.
Halt dich an mir fest, weil das alles ist was bleibt.
 
français
Accroche-toi bien à moi (feat. Marta Jandová)
Ca fait longtemps que tu ne me considères plus
Ca fait longtemps que tu ne me racontes plus rien.
Tu as enlevé nos photos
Car il te manque quelque chose.
Tu m'appelles et dis que tu ne sais plus,
Tu ne sais plus ce qui te touche.
Les dernières années t'ont bouleversée
Et t'ont encore plus égarée.
Accroche-toi bien à moi si ta vie te brise.
Accroche-toi bien à moi quand tu ne sais plus quoi faire.
Je peux te comprendre.
Accroche-toi bien à moi, car tout ça, c'est ce qui reste.
Je vais laisser la lumière jusqu'à ce que tu puisses dormir
Mais tu te vautres ici et là.
Tu passes les nuits détournée de moi,
Te sens-tu seule près de moi?
Accroche-toi bien à moi si ta vie te brise.
Accroche-toi bien à moi quand tu ne sais plus quoi faire.
Je peux te comprendre.
Accroche-toi bien à moi, car tout ça, c'est ce qui reste.
Vois-tu la voie hors de cette obscurité?
Si tu veux sortir, je suis prêt.
Tout ne peut pas s'être déjà passé.
Je crois en nous et en notre heure.
Accroche-toi bien à moi si ta vie te brise.
Accroche-toi bien à moi quand tu ne sais plus quoi faire.
Accroche-toi bien à moi si ta vie te brise.
Accroche-toi bien à moi quand tu ne sais plus quoi fa
Accroche-toi bien à moi si ta vie te brise.
Accroche-toi bien à moi quand tu ne sais plus quoi faire.
Je peux te comprendre.
Accroche-toi bien à moi, car tout ça, c'est ce qui reste.
Accroche-toi bien à moi, car tout ça, c'est ce qui reste.
Accroche-toi bien à moi, car tout ça, c'est ce qui ire.reste

. L'AIGLE ALLEMAND

 

 

 

 

 

 

. LES DEPARTS POUR VERDUN:

 

 

 

 

(Les canons de 155 mm arrivent par la Voie-Sacrée Bar-le-Duc/Verdun.

 

 

 

 

(Le début de l'enfer de Verdun)

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CHAPITRE I
NOTRE  AMOUR A COMMENCE A COMMERCY……la la la  la , la la lalère….la la la,  la la la la la……..
http://www.frerodelavega.com (chanson Le chant des Sirènes)
 
Parfois des souvenirs, ou des rêves, ou encore des instincts  (ponctués de soupçons : et s’ils n’étaient qu’illusions ?), parfois, disais-je,  ces songes se sont égarés pour venir s’installer ici et là, dans une partie de mon cœur…..Tout proche de mes yeux….Vous savez, ces ombres qui glissent sur le coin de notre regard et que l’on ne sait  ni saisir, ni retenir……
J’ai l’impression d’avancer parmi des herbes hautes : Où suis-je ? Il fait sombre…..Le paysage confusément surgit, apparaît brusquement, le voici  sur le carrelage de la cuisine !! Ou s’élance de mes yeux contre le mur et se manifeste subitement, à nouveau, quelques jours plus tard………..
J’ignore comment expliquer cela, mais je ressens comme des présences………..
C’est un temps d’avril, je suppose, encore assez frais, surtout dans nos régions du Nord Est de la France……Car la Lorraine se situe loin de la mer et ne bénéficie pas de l’effet tampon des grandes étendues d’eau sur les températures…………..

 

 

 

 

 

Mais j’avance …..Et je marche sans trouble, ni dérangement, sans tenir compte des ventées humides, car ma robe longue protège bien mes enjambées, mes bas de laine entourent chaudement mes cuisses  (douces et fuselées), mon bonnet retient les fines gouttelettes qui tombent comme des  fils loin de mon visage………
Je crois que je me suis mise à sa place,…..Dans une désintégration spontanée du miroir,  la belle inconnue a pris possession de mon être, vice et versa, je lui ressemble………….

 

 

(Il en va ainsi  pour les amoureux……Non contents d’éprouver les mêmes sentiments,  ils  reproduisent machinalement  les mêmes gestes, les mêmes attitudes !!!
Cela (le mimétisme) commence souvent dès le plus jeune âge ; vous souvenez vous, à votre tour, de votre enfance ? Mesuriez-vous la différence de taille entre vos cinq ans et celle de papa ou de maman ? Aviez-vous déjà le désir de monter, monter pour atteindre leurs épaules ?
Parfois, on devient caméléon beaucoup plus tard,   parce qu’une planète est  partie dans une nouvelle direction, alors on change facilement d’opinion ou de conduite…………On n’est plus pareil.
Les individus sélectionnent, filtrent l’immense quantité d’informations qui proviennent de l’environnement, et l’on glane ce qui nous convient le mieux……
Mais on se fait aussi  de fausses idées, les généralités,  par leur plus grand nombre, ne se rapportent pas forcément à ce que l’on imaginait ;  nos désirs et nos schémas mutent et changent avec le temps)
Ainsi,  cette jeune-fille, sur les berges de la Meuse, avait les plus jolis yeux bleu-vert du monde….Ils avaient le pouvoir de faire naître des impressions découlant directement de ce qui existe dans l’âme, de plus complexe et de plus étrange ………..
Je m’appelle Perlina  et je suis Scorpion ascendant Vierge……Mes parents habitent dans la rue des Juifs à Commercy.

 

 

 

 

 

 

 

 

Telle une sirène, mon chant raconte une histoire d’amour…. Mais bien entendu, pas  dans la tenue où je me dévoile aujourd’hui ! Il n’en était pas question en  1917 !!!!
Souvent je portais une jolie robe rose qui ceinturait ma taille jusqu’à  hauteur des seins…..Elle se déstructurait en trois parties : La robe blanche de dessous avec des plis plats horizontaux pour le chemisier, et un « plissé soleil » pour le jupon….Ensuite tombait dessus une robe de satin rose drapée se resserrant aux chevilles….Enfin, un voilage de chemisier aux manches courtes « chauve-souris » dont les pans du buste, plus longs derrière que devant entouraient mes hanches tels la corolle renversée et irisée de bleu  d’un arome en fleur .
La révolution audacieuse de Paul Poiret, célèbre couturier de l’époque, fut de nous affranchir du corset qui affinait  la taille à l’extrême, brisait nos reins et nous coupait le souffle à tout bout de champ !!
A l’occasion, lorsque je me parais ainsi, ma mère prenait son fer à friser qu’elle chauffait sur le poêle à bois et crantait mes cheveux de vagues régulières pour terminer par un chignon discret en bas de la nuque….Car la mode des coupes à la garçonne  ne nous était pas encore parvenue !!
 
Telle  la sirène de la Meuse, je me trouve souvent désorientée par l’amphibologie de mon personnage….Ma nature est à double sens, de nudité et d’habillement, d’énergie sourde et dynamique chargée par les tourbillons des eaux, et de la docile fragilité des herbes en pousse.  
Avec cette nature, je me retrouve ballotée entre les caprices de mes personnalités extrêmes, aspirant d’une part à un destin d’aventures et d’inconnu et d’autre part, adorant me lover dans la sécurité d’une vie tranquille et paisible.
Toutes les couleurs de la campagne environnante me ressemblent….Le vert de l’absinthe, dite aussi herbe sainte, qui pousse dans les endroits secs sur les cailloux de couleur abricot et acajou…..
Quelques roseaux, le long des fossés et des canaux, mélangent leur vert « avocat » au sable des rivières.
Le bord des champs et des sentiers de campagne s’éclaire d’épis de fleurs jaunes avec des petites soies recourbées qui s’accrochent à nos cheveux….Et le dos des feuilles et d’un joli vert amande quand les sabots des chevaux alezan viennent y piétiner…..
Toute la gamme des couleurs froides propres au signe de la Vierge vient se heurter en s’aimant aux couleurs chaudes sombres rouges et noires du Scorpion…………
 
Pour trouver la concordance d’une couleur par rapport à une autre, pour découvrir l’harmonie parfaite, il me faut comprendre les contrastes de ma personnalité, passer du clair à l’obscur, mener des perpétuels combats contre moi-même, vivre avec mes frustrations, freiner mon caractère impatient et irritable, m’employer farouchement à réaliser mes objectifs, chérir mes parents pour obtenir leurs encouragements qui sont essentiels à mon épanouissement.

 

A suivre……………….